Mare nostrum, Mare incognita?

Image du mois : septembre 1999

Couleur de l'eau, Altimétrie (hauteurs résiduelles), et Température de surface : trois pièces du puzzle méditerranéen (le 4 septembre 1998)

Depuis l'Antiquité, la Méditerranée est un élément essentiel de la vie de ses riverains.
Zone de mystère, lieu de toutes les aventures pour les Grecs qui l'ont parcourue en tous sens des "colonnes d'Hercules" (Gibraltar) au Pont-Euxin (Dardannelles), comme le content les mythes d'Ulysse ou de Jason. "Notre mer" (Mare Nostrum) pour les romains, qui en dominaient tout le pourtour et s'en servaient pour faire le lien entre toutes les parties de leur empire. Plus tard lieu de rencontre et principale route commerciale entre l'Orient et l'Occident, enjeu de conflit entre l'Islam et la Chrétienté.

Aujourd'hui la Méditerranée a gardé son importance, économique, écologique, touristique... mais reste mal connue. Des programmes océanographiques se sont mis en place pour étudier ses mouvements et son fragile écosystème, en particulier grâce aux satellites d'observation en altimétrie, température de surface ou couleur de l'eau, combinant les données pour reconstituer le puzzle que constitue la compréhension de la Méditerranée.
La couleur de l'eau mesure dans les longueurs d'onde visibles le contenu en phytoplancton de l'océan, et ainsi informe sur sa biologie. L'altimétrie, technique radar (donc insensible aux nuages) calcule la hauteur de mer, reflet de la dynamique de toute la colonne d'eau, du fond à la surface. La température de surface, détectable en infrarouge, renseigne sur les échanges de chaleur avec l'atmosphère.

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