Avis de tempête solaire

L'image du mois - novembre 2000

Carte de correction ionosphérique en juillet 2000 ; plus il y a d'électrons dans l'ionophère, plus la valeur de cette correction est importante (comme les électrons ralentissent l'onde, la distance est surestimée, cette correction est donc négative)
Courbe de la correction ionosphérique (en valeur absolue) sur la passe 182 (en vert). Les fortes valeurs observées en début de passe sont dues à un orage solaire

Le soleil éjecte en permanence des particules chargées. Ce phénomène, le vent solaire, est, pour une grande part arrêté par le champ magnétique terrestre. Mais une partie arrive tout de même jusqu'à l'ionosphère, en particulier aux pôles et au niveau d'une anomalie magnétique existant sur l'Atlantique Sud, et interagissent avec l'atmosphère. De plus, ces particules sont susceptibles d'endommager les satellites et leurs instruments.

La mesure effectuée par les satellites altimétriques est sensible au vent solaire. En effet, l'un des effets de ce vent est d'augmenter le nombre d'électrons contenus dans l'atmosphère (dans l'ionosphère, plus précisément), or les électrons ralentissent l'onde radar de l'altimètre. Il est donc nécessaire de connaître en permanence cette quantité, pour avoir les données altimétriques les plus précises possibles. Ce calcul est effectué grâce à la comparaison du temps mis par l'onde pour effectuer l'aller-retour satellite-surface à deux fréquences différentes. La perturbation due aux électrons étant dépendante de la fréquence, on en déduit de combien la distance altimétrique a été surestimée.

Sur Topex/Poséidon, l'altimètre Topex et le système de localisation Doris sont des instruments bi-fréquence, pour permettre l'estimation de cette correction ionosphérique. La détermination des données altimétriques passe par la connaissance de nombreux facteurs, et ce n'est qu'en mesurant chacun d'eux avec une très grande précision que l'on peut atteindre la très grande qualité actuelle.

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