Du gaz (carbonique) dans l'eau

Image du mois - août 2002

Vitesse de transfert atmosphère - océan du CO2 pour février (a) et septembre (b) (les effets dus à la température ont été retirés). On observe que l'absorption du gaz par l'océan est plus rapide en hiver (boréal ou austral) aux latitudes tempérées. (Crédits WHOI).

L'une des inconnues majeures pour la modélisation des changements climatiques est l'estimation de la teneur en CO2 de l'atmosphère et de son absorption par l'océan. Là aussi, l'altimétrie peut aider. Il ne s'agit pas d'utiliser les mesures de hauteur de mer proprement dites, mais les informations recueillies par l'écho radar sur la capacité de réflexion de la surface. Plus celle-ci est agitée, plus l'absorption de CO2 par l'océan est forte, mais plus aussi l'onde radar sera réfléchie dans toutes les directions - et donc plus l'amplitude du signal reçu en retour par l'altimètre sera faible.
Cette agitation de la mer dépend du vent, mais aussi de nombreux autres facteurs comme la présence de fines couches de molécules (film surfactant) à la surface de l'eau.

 

 

 

La vitesse de transfert du CO2 varie selon la latitude (a). Très basse à l'équateur, un peu plus élevée aux Tropiques, elle est plus forte aux latitudes supérieures à 30° dans l'hémisphère Sud que dans le Nord (où l'on trouve notamment plus de continents). Elle change aussi en fonction des saisons et des années (b).
(Crédits WHOI)

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