Une question de résolution

Image du mois - avril 2002

Avec les lancements réussis de Jason-1 et d'Envisat, ce sont maintenant cinq satellites altimétriques qui sont en vol. Si les deux plus récents, placés très près de leur prédécesseur, n'apportent pas encore de données "originales", il est prévu qu'ils soient décalés les uns par rapport aux autres à la fin de leur phase de validation. Il y aura ainsi :

  • deux satellites de période assez courte (10 jours), c'est à dire observant assez souvent le même point, mais prenant des mesures assez espacées au sol (315 km à l'équateur), Topex/Poséidon et Jason-1 ;
  • deux satellites de période plus longue (35 jours), mais avec des mesures assez serrées (90 km à l'équateur), ERS-2 et Envisat ;
  • et un satellite "intermédiaire", GFO (de période 17 jours, avec une intertrace de 160 km à l'équateur), lui-même sur les traces de ses prédécesseurs, Seasat (1978) et Geosat (1985-1990).

Le duo ERS - Topex/Poséidon permet déjà d'améliorer notablement la résolution spatio-temporelle des données. On peut ainsi mieux voir la circulation océanique à l'échelle de la centaine de kilomètres, et suivre son évolution. L'idée est maintenant de pouvoir pérenniser ce système, et de préférence de l'améliorer, en ayant toujours plusieurs satellites en marche en même temps. À moyen terme, l'objectif est de pouvoir suivre les variations océaniques assez rapides (moins de 10 jours) à une échelle inférieure à la centaine de kilomètres, si possible près des côtes.

Tourbillons dans le Gulf Stream, issus des données Topex/Poséidon seules (gauche) et T/P+ERS (droite), le 10 octobre 2000 (voir l'animation).