Les dorsales océaniques

Image du mois - décembre 2002

Anomalies de gravité (haut) dans l'Atlantique Nord (en milligals : 1 mGal = 10-5 ms-2). La gravité dépendant de la répartition de la matière - et de sa densité -, on voit bien la signature de la dorsale médio-atlantique, des zones de fractures. (Crédits Legos).

L'eau des océans épousant ses contours, il est possible de connaître le champ de gravité de la Terre par l'intermédiaire de la mesure altimétrique (ou plus directement le géoïde, qui est par définition la forme qu'adopte la surface de la mer au repos, en l'absence de toute perturbation - marées, vent, courant, etc.). Ce champ présente des irrégularités sur de grandes distances, dues aux hétérogénéités présentes à l'intérieur de la planète (croûte, manteau, noyau). D'autres irrégularités, s'étendant sur de plus petites distances reflètent en grande partie les reliefs.
Parmi les reliefs les plus remarquables des fonds sous-marins, on trouve les dorsales, zones où les plaques tectoniques s'écartent, et où le plancher océanique se "crée" en permanence. Là, on observe tout un réseau de failles qui décalent la dorsale, et dont les traces visibles dans tout le bassin océanique témoignent des mouvements tectoniques des plaques sur la sphère terrestre, de la vitesse d'ouverture, des interactions entre la dorsale et le manteau...

La dorsale Nord-Atlantique. Les traits gris indiquent l'âge du plancher océanique.

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