Un tour de la Méditerranée

Image du mois - mars 2002

Plutôt qu'une image unique, ce mois-ci, nous vous proposons une visite guidée de quelques "curiosités" océanographiques de la Mer Méditerranée.

La variabilité en Méditerranée entre 1993 et 1999. En vert, les zones qui ont subit des changement notables; en jaune et rouge les variations les plus importantes. Cette variabilité peut être cyclique (saisonnière essentiellement), ou plus ponctuelle. (Crédits CLS/Legos).

La visite commence à l'embouchure : le Détroit de Gibraltar. Là, les deux tourbillons de la Mer d'Alboran apparaissent dans le sillage du passage du Détroit. Présents d'une année sur l'autre, ils ont des variations saisonnières marquées.

Les tourbillons de la Mer d'Alboran s'intensifient en été et s'atténuent en hiver, variant en moyenne d'environ 10 cm au cours de l'année (ici en 1993). (Crédits CLS/Legos).

Plus à l'Est, le long des côtes algériennes, nous observons une zone d'intense activité. Tourbillons et méandres du courant algériens font partie des structures les plus mouvantes de la Méditerranée - mais certaines peuvent se révéler plus stables. C'est dans des zones comme celle-ci que l'on voit tout l'intérêt de combiner les mesures de Topex/Poséidon et ERS (ou de Jason-1 et Envisat) : on peut ainsi suivre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois certains tourbillons.

Au sud de l'Italie, dans le bassin ionien, une zone dont la circulation semble avoir connu un changement entre 1997 et 1999 (voir aussi Le niveau monte... mais pas partout, Image de mars 2001).

Moyenne des anomalies de hauteur de mer sur la période janvier 1997-décembre 1999. On voit une nette diminution sur le bassin ionien, qui pourrait correspondre à un changement de la circulation océanique, plus cyclonique que durant la période précédente (janvier 1993-décembre 1996). (Crédits CLS/Legos)

Enfin, au sud-est de la Crète, le "célèbre" tourbillon de Ierapétra, qui n'est cependant pas toujours au rendez-vous (voir Un tourbillon au gré du vent, Image de juin 1999). Son existence serait due en partie au vent perturbé par son passage sur le relief de la Crète. Ses variations d'une année sur l'autre seraient dues aux vents et au courant qui longe les côtes africaines à ce niveau (mid-jet).

Le bassin Est de la Méditerranée durant les mois d'octobre 1993-1999. La zone rouge au sud-est de la Crète représente le tourbillon de Iérapétra. (Crédits CLS/Legos)

Voir aussi :

Quelques sites sur ce thème :

  • Projet MFSPP : données multi-capteurs en temps quasi-réel sur la Méditerranée (textes en anglais).