Tous les "yeux" sont braqués sur El Niño

Image du mois - novembre 2002

Variations de la Hauteur de mer par rapport à la moyenne, issue des altimètres embarqués sur les satellites Jason-1, ERS-2 et GFO les 15 septembre, 9 et 23 octobre (voir la mise à jour sur le bulletin El Niño).(Credits CLS/Cnes).
Anomalies de température de surface de la mer le 28 octobre 2002 vue par l'instrument ATSR sur ERS-2. (Crédits Esa).

Comme tous les enfants turbulents, El Niño est très surveillé. De multiples "yeux" ne le quittent pas d'une semelle : satelites et moyens d'observation en mer sont déployés pour ne pas perdre un seul de ses "mouvements". Loin d'être redondants, chacun apporte son point de vue particulier à cette surveillance, afin d'obtenir les prévisions les plus précoces et les plus fiables possibles.
Cette année, après quelques signes avant-coureurs en janvier-février, suivis d'une accalmie, le phénomène s'est vraiment déclenché fin mai-début juin. Tout de suite, l'alerte a été donnée, avec une incertitude sur son ampleur - "légère à modérée" en juillet, plutôt "modérée" a-t-on jugé à partir de septembre. Depuis, la surveillance continue au jour le jour.

Variations de la force des vents vue par le diffusiomètre QuikScat le 8 juin 2002 (moyenne sur une semaine), superposée aux variations de hauteurs de mer Topex/Poséidon par rapport à la même époque en 2001. On voit que les vents sont très différents de ce qu'ils étaient une année auparavant. C'est à cette période de l'année que le phénomène El Niño s'est véritablement déclenché, après quelques signes en janvier-février. (Crédits JPL/Nasa).
Le réseau Tao, décidé après l'important El Niño de 1982-83 et mis en place entre 1985 et 1994 (projet Toga), comprend quelques 70 bouées ancrées dans le Pacifique Tropical, mesurant plusieurs paramètres, en surface comme en profondeur, et relayant ses données par satellite via le système Argos. (Crédits Tao/Noaa).

 

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