Approfondir les mesures altimétriques

Image du mois - septembre 2002

Suivi par Argos de bouées dérivantes (traits noirs) superposé aux anomalies de hauteur de mer issues des satellites altimétriques Topex/Poséidon et ERS-2 (données Ssalto/Duacs). On voit (surtout dans l'animation, 5 Mo) que les bouées suivent les tourbillons dans le sens des aiguilles d'une montre autour des creux et dans le sens inverse autour des bosses (nous sommes dans l'hémisphère Sud). Globalement, leur trajectoire se situe dans le Courant Circumpolaire Antarctique.
(Credits Météo France/CLS)

L'altimétrie, comme toutes les techniques utilisant des ondes électromagnétiques, ne peut observer que la surface des océans. S'il est possible, avec l'altimétrie, de déduire ce qui se passe plus en profondeur en utilisant des modèles, cela ne peut remplacer les instruments in-situ qui, en pleine mer ou sur les côtes, permettent de mesurer de nombreux paramètres à toutes les profondeurs. D'un autre côté, les capteurs in-situ ne peuvent prendre que des mesures ponctuelles et localisées, et nécessitent le déplacement d'une équipe, ne serait-ce que pour la mise en place (avec des systèmes satellites comme Argos, la récupération des données est possible en temps quasi-réel sans présence humaine). Les satellites, eux, couvrent la totalité (ou quasiment) du globe, en continu.
Les mesures in-situ permettent aussi de valider et calibrer les satellites. De grands programmes internationaux, comme le programme Argo, se mettent en place pour assurer la couverture la plus étendue possible des océans par des instruments in-situ. Cette complémentarité des données spatiales et in-situ est une des clés qui permettent la modélisation en trois dimensions de l'océan et sa prévision.

 

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