Les courants passent par les "cols"

Image du mois - juillet 2003

Bathymétrie mondiale issue entre autres de données altimétriques (haut) et zoom montrant une zone de fracture de la dorsale (bas). Les traits rouges représentent les deux "jets" qui constituent le courant circumpolaire antarctique, déterminés à partir des vitesses maximales des courants issues d'une topographie dynamique moyenne réalisées à partir de données altimétriques Topex/Poséidon. Les deux "jets" passent dans les zone de fracture de la dorsale. (Credits UCSD/Scripps Institution of Oceanography)

Le relief des fonds océaniques (la "bathymétrie") a des effets sur ce qui se passe en surface, en créant des "bosses" correspondant aux montagnes à la surface, ou en créant des frottements (voir L'image du mois, janvier 1999 : Une mer d'huile... pleine de bosses, et juin 2002 : Les reliefs sous-marins freinent la Terre). Il y a encore un autre rapport : les courants ont tendance à passer par les "cols" présents dans le relief sous-marin. Les océanographes pensent que les courants suivent en général les lignes d'égale profondeur à une latitude donnée. En fait, l'altimétrie et d'autres techniques, nous ont appris que les choses étaient un peu moins simples, car le courant en surface est plus fort qu'à grande profondeur. Il n'en reste pas moins que ces courants restent clairement dans les chenaux profonds, passant par les "cols" des dorsales.
Ceci est particulièrement visible dans l'océan Austral, parce qu'il est assez homogène du fond à la surface. L'eau de surface y étant froide et dense, elle ressemble beaucoup à celle que l'on trouve en profondeur (aux Tropiques, contrairement, on observe une stratification qui donne des situations très différentes en surface et en profondeur).

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