Altimétrie : aussi sur terre

Image du mois - janvier 2004

Anomalies saisonnières du "Coefficient de rétrodiffusion" (taux de retour de l'onde radar vers l'antenne de l'altimètre) de Topex en bande Ku en hiver (haut) et en été (bas) pour les dix premières années de mesure. On observe de fortes variations saisonnières, particulièrement sur les zones enneigées en hiver (au dessus de 55°N), ou sur celles qui sont soumises à une saison des pluies bien marquée (à l'équateur, ou en Inde). (Credits Legos)

Topex/Poséidon comme Jason-1 ont été conçus pour obtenir des mesures sur océan, mais le satellite passe aussi au dessus des terres émergées, et son radar continue d'émettre. La réception des échos radar en retour est plus aléatoire (l'eau est un meilleur miroir qu'un champ ou une forêt), mais il est encore possible d'en tirer des informations. La puissance reçue après réflexion sur la surface (ou plus exactement le "coefficient de rétrodiffusion", taux de retour de l'onde radar vers l'antenne de l'altimètre) est en soi une information intéressante. Cette quantité dépend de l'état de la surface observée, comme la couverture neigeuse, la végétation, les zones inondées...

La comparaison de ce coefficient obtenu dans deux fréquences pour les altimètres Topex et Poséidon-2, ainsi que les résultats obtenus avec le radiomètre de chaque mission fournit ainsi des informations sur les dates des premières neiges, la hauteur de neige, les variations de la couverture végétales en fonction de la saison. Ce nouveau champ d'application de l'altimétrie devrait prendre son essor dans les prochaines années, en complément des autres techniques d'observation par satellite.