L'altimétrie fait le lien entre les morceaux d'un courant

Image u mois - octobre 2004

La "version longue" du courant de Leeuwin, vue par des bouées dérivantes, à gauche (plusieurs bouées ont été nécessaires pour reconstituer ce parcours) et par l'altimétrie, à droite (anomalies de hauteur de mer mensuelles) en juillet : le courant s'étend sans interruption de l'ouest de l'Australie à la Tasmanie. (Crédits CSIRO Marine Research).

 

Anomalies mensuelle de température de surface en juillet (hiver austral): le courant est visible sous la forme d'un jet étroit d'eau plus chaude. (Crédits CSIRO Marine Research)

Les marins ont observé les courants depuis longtemps, même si la première trace de mesure scientifique de ces courants date de 1777, avec l'étude du Gulf Stream par Benjamin Franklin. Mais, pendant des années, le point de vue était au niveau de la mer, et donc est resté fragmentaire.

Morceaux par morceaux, les océanographes ont ainsi assemblé le puzzle de la circulation océanique. Avec le développement des techniques spatiales, en particulier de l'altimétrie, l'océanographie a pris de la hauteur, permettant à de nouvelles pièces d'apparaître.

Le courant de Leeuwin, autour de l'Australie, a ainsi été assemblé à partir de plusieurs courants. Pendant des années, on a considéré qu'il y avait trois courants différents au sud et à l'est de l'Australie : le courant de Leeuwin (à l'ouest, vers le sud), le courant sud-australien (au sud de l'Australie, vers l'est) et le courant de Zeehan (le long des côtes de Tasmanie, vers le sud). L'altimétrie a permis de prouver que ces trois courants n'en faisait en fait qu'un, qui suit les côtes australiennes. Un tel courant, le plus long courant côtier identifié à ce jour, a un impact certain sur le climat local, la faune et la flore marines et sur la navigation.

Voir aussi :

Quelques sites sur ce thème :

Références

  • Ridgway, K. R., and S. A. Condie, 2004: The 5500-km-long boundary flow off western and southern Australia, J. Geophys. Res., 109, C04017.