Paludisme et altimétrie en Amazonie

Image du mois - mars 2007

Variations des hauteurs d'eau issues du satellite Envisat (courbe noire, échelle de gauche) sur une zone d'inondation de taille réduite jouxtant des espaces déforestés, et nombre d'admissions à l'hôpital (diagramme à barres, échelle de droite) de la ville la plus proche, Caroebe (Brésil), pour les maladies infectieuses et parasitaires, dont le paludisme (en rouge). On observe une corrélation entre la hauteur d'eau et l'incidence des maladies infectieuses et parasitaires, qui présentent toutes deux des cycles annuels et une tendance à l'augmentation sur le long terme.
(Crédits IRD).

La pression humaine sur les espaces naturels (déforestation, ...) a une influence sur la (ré)-émergence de maladies "à vecteurs", comme le paludisme, dont la transmission est assurée par un insecte ou un acarien hématophage (typiquement, toutes les maladies transmises par les moustiques). L'évolution des populations de vecteurs est conditionnée en partie par la dynamique de l'eau dans les zones d'inondation. Un suivi continu de ces zones d'inondation, tel qu'il peut être assuré par des satellites altimétriques, est donc intéressant dans ce contexte.

Des méthodologies d'extraction de "stations virtuelles" (croisement des traces des satellites altimétriques et d'un plan d'eau) sur des plans d'eau de petite taille, par exemple les zones d'inondation ont été développées. Des résultats préliminaires, acquis dans le bassin du Rio Branco sont prometteurs pour l'étude de la dynamique des zones temporairement inondées, et l'intégration de ces données dans des systèmes de suivi multicritères des conditions épidémiologiques dans les pays en voie de développement.

Voir aussi :

Quelques sites sur ce thème :

Références :

  • Roux E. et al., Effects of land and vegetation on the quality of satellite altimetric data for continental surface water monitoring. Remote Sensing of Environment (en préparation).