L'altimétrie suit les tourbillons à la trace

Image du mois - septembre 2007

Suivi par altimétrie de tourbillons anticycloniques (haut) et cycloniques (bas) ayant duré plus de 18 semaines. Les deux types se déplacent vers l'ouest, avec une légère (moins de 10°) tendance à aller respectivement vers l'équateur et vers les pôles. Dans certaines régions, on trouve plus de tourbillons anticycloniques (par exemple à l'ouest de l'Amérique centrale, la zone des tourbillons de Tehuantepec et Papagayo), dans d'autres, plus de tourbillons cycloniques (dans le courant de Humboldt, le long de la côte pacifique de l'Amérique du Sud). Dans les régions les plus actives, comme le Gulf Stream, la durée de vie des tourbillons est souvent assez courte, ce qui fait qu'il y en a relativement peu sur les figures.
(Crédits Oregon State University)

Nous avons souvent traité dans ces pages de tourbillons dans des régions précises. Qu'en est-il à l'échelle globale ? Où sont les tourbillons, y-a-t'il des régions d'où ils sont absents ?
L'analyse des anomalies de hauteur de mer provenant de données combinant les mesures de plusieurs satellites, maintenant disponibles sur plus de dix ans révèle les régions de forte activité tourbillonaire, le nombre de tourbillons durant ces années, leur taille et leur hauteur. Un tel recensement permet de comprendre la dynamique de l'océan due à des structures de la taille des tourbillons, et de faire la part des choses entre les effets des tourbillons et ceux dus à d'autres phénomènes (comme les ondes de Rossby). Dans certaines régions, on trouve plus de tourbillons anticycloniques (anomalies positives), par exemple la zone des tourbillons de Tehuantepec et Papagayo (Image du mois, Juin 2006 Les tourbillons de Tehuantepec), dans d'autres, plus de tourbillons cycloniques comme dans le courant de Humboldt.

La meilleure résolution obtenue grâce à la combinaison de données venant de plusieurs satellites altimétriques est essentielle à l'étude et à la compréhension de phénomènes comme les tourbillons, avec des tailles de l'ordre de 100 à 300 km (quand la distance entre deux traces au sol Jason-1 à l'équateur est de 315 km). L'existence d'au moins deux satellites fonctionnant simultanément est donc nécessaire pour ce type de recherche. Pour les applications opérationnelles, trois, voire mieux, quatre satellites opérationnels en même temps sont requis.

Voir aussi:

Références:

  • Chelton, D. B., M. G. Schlax, R. M. Samelson, et R. A. de Szoeke, Global observations of large oceanic eddies. Geophys. Res. Lett., 34, L15606, doi:10.1029/2007GL030812, 2007