Altimétrie en Mésopotamie

Image du mois - février 2008

Bassin du Tigre et de l'Euphrate

Le Tigre et l'Euphrate sont des fleuves qui ont toujours eu une importance capitale pour les habitants de la région, depuis les sumériens d'il y a six millénaires et plus, jusqu'aux actuels Irakiens. Si la gestion de l'eau a toujours été importante -- jusqu'à être probablement en partie à l'origine de la civilisation et de l'écriture dans la région --, elle atteint aujourd'hui un seuil critique. De nombreux réservoirs ont été bâtis en amont, dans les quatre pays où ces fleuves coulent (Turquie, Syrie, Irak et Iran), modifiant de façon importante leur débit selon les saisons et les années. L'observation par satellite de l'hydrologie de ce bassin est donc particulièrement intéressante. De plus, les marais situés à la confluence des deux ont été pour une bonne part asséchés puis certains à nouveau inondés, ce qui a entraîné une modification en profondeur du milieu et des écosystèmes.

 

Niveaux de trois réservoirs  en mètres par rapport au géoïde (entourés en rouge sur la carte) mesurés par les satellites altimétriques par rapport au géoïde. Des variations asaisonnières marquées, allant jusqu'à 25 m, peuvent être observées pour le réservoire de Mosul sur le Tigre. Les réservoirs de Karakaya et Tharthar baissent tous les deux notablement entre 1997 et 2001.
(Credits Legos/State Oceanography Institute, Russie)

 

Coefficient de rétrodiffusion le long de la trace 31 de Topex/Poséidon de 1993 à 2002 (voir la carte). On observe dans la zone "C" que ce coefficient change brusquement en 1996 : les marais ont été asséchés, et le radar ne se reflète plus sur de l'eau mais sur de la terre, ce qui entraîne un écho altimétrique beaucoup plus faible mesuré par le satellite.
(Credits Legos/State Oceanography Institute, Russie)

 

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