Guider les navires en suivant les courants

Image du mois - Avril 2011

Le trajet qui serait choisi a priori (en noir; en bleu, le plus court), et la recommendation (en rouge), superposés à une carte de prévision de courant Mercator pour le 31 mars 2010. La route a priori aurait été contre le courant de nord-ouest. En allant un peu plus au large, et en prenant à un moment (vers 57°W) le courant autour d'un tourbillon, l'économie de carburant a atteint les 8% sur le trajet Houston (USA) - Santos (Brésil). (Crédits CLS, données Mercator Océan)
Energie cinétique calculée à partir des courants géostrophiques altimétriques (topographie dynamique absolue) et courants géostrophiques (flèches blanches). Ces données sont assimilées dans le modèle pour obtenir la carte de gauche (des vents sont également utilisés, car l'altimétrie n'inclut pas leurs effets). (Crédits Cnes/CLS)

 
 La plupart des marchandises transportées de par le monde sont à un moment ou à un autre embarquées sur un navire. D'où le fait que 3 à 5 % des émissions de CO2 sont dues à la marine marchande. De plus, le carburant utilisé est très riche en soufre, d'où une  importante pollution. Plusieurs pistes sont explorées pour diminuer ces émissions (en particulier dans l'optique d'une augmentation du traffic maritime dans les prochaines décennies). Une des idées  qui peut d'ores et déjà être mise en oeuvre est l'optimisation de la route suivie par les navires. Le routage météo, c'est à dire l'optimisation de la route d'un navire à partir des conditions atmosphériques est courant. Mais le routage océanique peut également être proposé, avec un trajet défini en fonction des courants marins de surface.

En utilisant des modèles d'océan comme Mercator, qui assimile les données altimétriques de façon opérationnelle, les meilleures routes sont proposées aux companies maritimes et à leurs capitaines. Selon les zones, les conditions et les courants, l'économie de carburant peut aller jusqu'à 8% (4% en moyenne).

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