L'altimétrie pointe sur les glaces de mer

Image du mois - juillet 2011

Couverture de glace déduite de la forme des échos altimétriques pour les hivers australs 2009 et 2010 (en jaune, la couverture de glace pour les deux hivers, en rouge 2009 seul, en bleu 2010 seul). Pour comparaison, la mesure issue du diffusiomètre Quikscat pour 2009 est donnée ; elle correspond bien à ce qui peut être déduit de l'altimétrie pour la même année. (Crédits ISRO/SAC)

 
L'Antarctique est un continent gelé. Cependant, la glace de mer qui l'entoure se forme et fond pour l'essentiel tous les ans, car l'océan Austral est ouvert (contrairement à l'océan Arctique, qui est entouré de terres). Des variations surviennent d'une année sur l'autre, avec des impacts sur la libération d'icebergs, les animaux marins, etc. Mais la navigation à ces latitudes n'est jamais facile, voire est impossible en hiver, et donc il est difficile de mesurer in situ les variations interannuelles des glaces de mer antarctiques. Les satellites permettent par contre une surveillance en continu.

L'altimétrie permet d'observer les glaces de mer de différentes façons. Nous avons déjà abordé certaines d'entre elles, en voici encore une autre. Les ondes radar de l'altimètre ne se réfléchissent pas de la même façon sur de l'eau libre ou sur de la glace. Quand les ondes se réfléchissent sur de la glace, les échos reçus par le satellite sont plus "pointus" que s'ils s'étaient réfléchis sur de l'eau. Un paramètre peut être ajouté dans les données altimétriques pour mesurer le fait que les échos soient pointus ("peakiness"). De tels échos observés sur océan sont un signe de présence de glaces de mer.

Jason-2 mesure la hauteur de mer, mais aussi un nombre certains d'autres paramètres depuis maintenant trois ans. Avec la prochaine mission Saral et l'altimètre embarqué AltiKa, d'autres informations s'y ajouteront, et la série temporelle de mesures sera prolongée.

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