Médusées par les courants ?

Image du mois - mai 2012

Modélisations de trajectoires de méduses virtuelles (partant de deux endroits différents cf les zones en points bleus), calculées en utilisant des courants issus de l'altimétrie. Les points noirs indiquent l'emplacement final de ces méduses virtuelles au bout de 40 jours (Crédits MIO, projet Jellywatch)

 

Pelagia noctiluca (Crédit Fabien Lombard, LOV)

Les méduses sont portées, passivement, par les courants. Des proliférations de méduses sont observées sur différentes côtes de par le monde : les côtes méditerranéennes de la France et de l'Espagne, notamment, sont régulièrement touchées par de grandes concentrations, en particulier de l'espèce urticante Pelagia noctiluca. C'est dans ce contexte que le projet Jellywatch a été lancé, afin de prévoir les échouages de Pelagia noctiluca dans le nord-ouest de la Méditerranée.

L'altimétrie permet de décrire les courants océaniques. Cependant, les données altimétriques sont classiquement traitées pour l'océan du large, alors que les principales questions concernant les méduses se posent près des côtes. Des traitements spécifiques doivent donc être appliqués pour produire des données altimétriques "côtières" à utiliser dans de telles applications. De plus, les méduses Pelagia noctiluca se déplacent verticalement, passant la journée dans les profondeurs, et faisant surface la nuit. Un modèle régional en 3 dimensions doit donc être utilisé, en synergie avec l'altimétrie et des outils de calcul de trajectoire de particule mobile (traitements lagrangiens) pour comprendre totalement la dérive des méduses.

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