Courants de surface, ça souffle sur l'altimétrie

Image du mois - Avril 2013

Carte des courants haute résolution moyennés sur la période 2002-2008, calculés à partir de données d'altimétrie et de diffusiométrie (Crédits Legos/CNRS).

Les courants marins ne se limitent pas à ceux que l'on peut connaître à partir de la topographie de surface des océans. Le vent joue un rôle certain dans cette circulation océanique. Donc, pour améliorer notre connaissance, il faut mélanger les courants dérivés de l'altimétrie (courants géostrophiques) avec une composante dérivée du vent, aussi appelée "circulation d'Ekman", en utilisant la théorie définie par le Dr V. W. Ekman, un océanographe suédois.

Là aussi, on peut utiliser des mesures satellites, même si ce sont pas forcément les mêmes que ceux qui font de l'altimétrie. Les diffusiomètres sont des instruments embarqués à bord de satellites, qui permettent de mesurer la vitesse et la direction des vents à la surface des océans. En combinant des courants géostrophiques et ceux dérivés des diffusiomètres, on obtient des courants plus réalistes, utiles pour expliquer par exemple les trajectoires des flotteurs dérivants, ou la biologie marine, y compris la concentration de chlorophylle.

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Références :

  • Sudre Joël, Christophe Maes and Véronique Garçon, 2013. On the global estimates of geostrophic and Ekman surface currents, Limnology and Oceanography: Fluids and Environments (L&O:F&E), Volume 3 (2013): 1–20, DOI: 10.1215/21573689-2071927