Icebergs en vue

Image du mois - septembre 2013

 

Probabilité de présence des petits icebergs (entre 100 m et 3 km de long) calculé en utilisant la série de tous les altimètres depuis ERS-1. Les lignes noires représentent la trajectoire des gros icebergs (plus de 6 km de long), d'après la Bringham Young University. L'animation montre les icebergs détectés chaque mois entre 1993 et 2013 (points noirs) ainsi que l'étendue moyenne par mois des glaces de mer (voir l'animation en .avi, 5 Mo) (Crédits Ifremer)

Les icebergs sont un danger pour la navigation, et une information importante pour la connaissance du climat et de ses variations. Des regroupements d'icebergs peuvent également atténuer de façon significative l'état de la mer dans l'Océan Austral.

Les vingt ans de données altimétriques disponibles permettent de calculer des statistiques sur ces icebergs, en utilisant la méthode décrite dans l'Image du mois de novembre 2008 (un iceberg, en étant plus haut que l'océan environnant, reflète l'onde radar avant l'océan). Une climatologie des icebergs relâchés par le continent Antarctique a été calculée en utilisant tous les altimètres disponibles (ERS-1, ERS-2, Topex/Poséidon, Jason-1 et 2, Envisat, Cryosat). On y distingue clairement les  trois zones majeures de concentration d'icebergs, correspondant aux trois gyres principales de la circulation dans l'Océan Austral. Dans l'Atlantique Sud, où de gros icebergs sont régulièrement pris par le Courant circumpolaire antarctique ("l'allée des icebergs"), de petits icebergs voyagent très au nord (jusqu'à 50°S). Dans les autres océans, la présence de petits icebergs au nord de 60°S est plus sporadique et correspond à de gros icebergs pris dans le Courant circumpolaire antarctique qui se fragmentent.

Avec maintenant Saral en plus pour poursuivre encore plus loin la série, on pourra améliorer encore notre connaissance à la fois des mouvements d'icebergs sont portés par les courants, et de la façon dont l'Antarctique les relâche.

Voir aussi :

Autres sites sur ce thème :