Il pleut sous Jason-3

Image du mois - août 2016

Cloud liquid water content from Jason-3 onboard radiometer overlaid on a Global Precipitation Measurement (GPM) satellite precipitation map. The very high values of the cloud liquid water content from Jason-3 match perfectly the precipitation seen by GPM (Credits Cnes/CLS)


Lancé il y a un peu plus de six mois maintenant, Jason-3 est encore en phase de validation. Durant ces premiers mois de la vie du satellite, les équipes "CalVal" regardent attentivement tout ce qui pourrait sembler un tant soit peu étrange, encore plus que durant la phase opérationnelle. Et les données du 5 avril 2016 montraient une augmentation importante du contenu en eau liquide des nuages (calculé à partir des mesures du radiomètre AMR embarqué). Une enquête croisant les données, d'abord avec celles de l'altimètre, ensuite avec des mesures indépendantes d'un autre satellite a permis de résoudre le mystère : pas d'anomalie, juste une grande cellule de pluie survolée par Jason-3.

Le radimètre embarqué à bord des satellites altimétriques permet de corriger et/ou d'indiquer dans les données les perturbations de l'onde radar dues à la traversée de l'atmophère. En effet, l'onde radar de l'altimètre est perturbée notamment par l'eau présente dans la troposphère, qui la ralentit. Pour estimer la hauteur de mer avec la plus grande précision possible, ces effets doivent être pris en compte.

Les équipes CalVal assurent le contrôle qualité de toutes les données traitées, publiant des rapports réguliers, tous les cycles pour les missions opérationnelles. Ils essaient de comprendre toutes les bizarreries dans les données, afin de toujours fournir aux utilisateurs les meilleurs mesures altimétriques. Ils sont une composante essentielle de toute "mission" altimétrique, le terme de mission permettant d'inclure tant le satellites que toutes les équipes au sol qui travaillent pour que les données existent, soient contrôlées et diffusées.

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