Préparation aux futures données Swot pour l’hydrologie

Sorties du simulateur sur le tronçon Garonne aval. En haut : la zone d’étude survolée par Swot ; l’échelle des couleurs correspond à l’élévation du modèle numérique de terrain en mètres ; le trait violet montre la trace au sol du nadir de l’orbite 45 et le polygone violet correspond à l’emprise de la fauchée gauche (il s’agit d’une orbite descendante). En bas : les cotes d’eau géolocalisées. Images générées par le simulateur.
Zones d'étude : Tronçon aval de la Garonne entre Tonneins et La Réole (en bleu) et amont entre Portet-sur-Garonne et Malause (en rouge).

Dans la cadre de la  mission Swot, un simulateur hydrologique est mis à disposition pour permettre de se familiariser avec les données et tester différents algorithmes de traitement.

Parmi les équipes scientifiques utilisatrices de ce simulateur, les équipes Cerfaces/LNHE/Legos  se sont intéressées à un tronçon "aval" de la Garonne, entre Tonneins et la Réole et les équipes IMFT/IMT/ICube/Legos à un tronçon "amont" entre Blagnac et Malause. La Figure ci-dessus montre les sorties du simulateur obtenues pour un débit de 600m³/s (module de la Garonne, c'est-à-dire le débit moyen inter-annuel) simulé avec le modèle hydrodynamique Telemac 2D  sur le tronçon aval. Deux autres cas ont d'ores et déjà été simulés : un cas de débit important de 2500 m³/s (débit de plein-bord du lit mineur) et un cas débordant de 3800 m³/s (débit de plein-bord du lit majeur). Des pseudo-observations Swot en bas débit (l'étiage, 160 m³/s), en débit moyen (le module, 600 m³/s) et pour un débit de 800 m³/s ont aussi été simulées sur le tronçon amont de la Garonne. Il est prévu de passer à des simulations Swot multi-temporelles sur ces deux tronçons prochainement. Outre se familiariser à la logique fréquentielle et temporelle des futures observations Swot, ces simulations permettront aussi aux équipes de prendre en main ce nouveau type de données et de mettre en place les outils de traitement pour les utiliser dans les études scientifiques (par exemple pour étudier l’apport de Swot dans les modèles d’assimilation existants).


D’autres zones sont actuellement à l’étude : les estuaires de la  Seine   et de la Gironde [B. Laignel et al., Living Planet 2016 : Potential use of the Swot satellite to characterize the hydrodynamics of the French rivers, estuaries and coasts], le lac Poyang en Chine  [équipes Legos/Sertit] ou encore le bassin du Congo [équipe Cnes].

Contacts: Sylvain Biancamaria (LEGOS) et Claire Pottier (CNES)