De la glace dans les vagues

Image du mois - janvier 2017

Erreur d'un modèle de vagues selon que l'on prend en compte les icebergs (en bas) ou non (en haut). Cette prise en compte permet de diminuer l'erreur du modèle dans l'océan Austral (Crédits Ifremer)
Volume mensuel moyen de glace (1992-2014) calculé à partir des mesures altimétriques (Crédits Ifremer)

 

L'océan Austral est vu comme une mer déchainée. Même si ce n'est pas dans cet océan que l'on mesure les plus hautes vagues (mais plutôt en Atlantique Nord), la mer y est effectivement souvent très agitée. Une autre particularité, également dangereuse pour la navigation, est la présence d'icebergs. Comme, de plus, il y a peu de mesures in situ dans la région, c'est une zone où la mesure satellite et la modélisation sont particulièrement importantes.

Les modèles de vagues, qui calculent la hauteur et la direction des vagues, ne prenaient pas en compte les icebergs. Mais quand des cartes de distribution d'icebergs observés par altimétrie ont été publiées, on s'est aperçu que cette distribution et des biais dans les modèles de vagues se ressemblaient fortement. De fait, des calculs ont montré que les icebergs ont tendance à atténuer les vagues. Donc, si ils ne sont pas pris en compte, les vagues modélisées sont plus hautes que la réalité dans les zones où l'on trouve des icebergs.

L'altimétrie permet d'étudier les deux sujets - la hauteur significative des vagues et la présence d'icebergs. Avec la mission CFOSat (CNSA/Cnes), un instrument dédié à la hauteur des vagues sera lancé (prévu pour 2018).

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