Il y a cinquante ans....

Image du mois - août 2019

L'océan vu par un siècle de mesures in situ (soit plus ou moins l'idée qu'on pouvait en avoir à l'époque de la réunion de Williamstown), en haut. En bas, l'océan vu par 10 jours (un cycle) de mesures radar altimétriques Topex/Poséidon, avec une précision de 2 cm. La variabilité est venue avec la répétition des cycles (Crédits Cnes/Nasa)
L'océan vu par un siècle de mesures in situ (soit plus ou moins l'idée qu'on pouvait en avoir à l'époque de la réunion de Williamstown), en haut. En bas, l'océan vu par 10 jours (un cycle) de mesures radar altimétriques Topex/Poséidon, avec une précision de 2 cm. La variabilité est venue avec la répétition des cycles (Crédits Cnes/Nasa)

Nous célébrons ce mois-ci un cinquantième anniversaire. Pas celui du premier homme sur la Lune, mais un anniversaire beaucoup moins médiatisé, celui d'un évènement aux effets très durables : il y a cinquante ans, du 11 au 21 août 1969, une réunion a eu lieu à Williamstown, Massachusetts, USA, " pour explorer les contributions possibles de mesures précises de position, vitesse et accélération à la résolution des problèmes en physique de la terre solide et des océans, et  faire des recommandations programmatiques ". Plus de 65 scientifiques y ont participé, dont quatre scientifiques et ingénieurs français dont certains ont ensuite contribué au développement du programme français d'altimétrie par satellite radar (alias Poséidon), jetant ainsi les bases de la mission Topex/Poséidon.

Parmi les recommandations, la mise au point de mesures précises de l'altitude des satellites au-dessus de la surface de la mer à l'aide d'altimètres radar est très claire et répétée. Cette réunion et le rapport qui a suivi ont également mis en avant les capacités d'une mission spatiale de déterminer l'équipotentielle de gravité de la Terre à l'aide d'une combinaison d'un Doppler précis et du suivi laser des satellites [autrement dit, de Doris et d'un LRA...]. Il y est également fait mention des corrections ionosphériques et troposphériques des mesures altimétriques, de la nécessité d'utiliser des techniques de compression d'impulsions pour atteindre la fréquence d'émission souhaitée, du fait d'avoir un programme d'étalonnage et de l'utilité d'une forte implication de la communauté scientifique...

Vingt-trois ans plus tard, presque jour pour jour (le 10 août 1992), Topex/Poseidon était lancé. C'était le premier altimètre qui répondait à certaines des exigences énumérées, comme une précision de 10 cm sur la mesure de la surface de la mer.

À la mémoire de Michel Lefebvre, qui nous a raconté notre Histoire -- entre autres histoires.

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