Atmosphère, vent et vagues

Étudier les effets atmosphériques, la météorologie marine et l'impact de l'océan sur les caractéristiques et les conditions météorologiques sont possibles en utilisant l'altimétrie.

Les grosses vagues sont bien accueillies - par les surfeurs. Pour les marins, ceux qui conçoivent les équipements côtiers ou les habitants du littoral, elles sont un danger potentiel dont ils doivent tenir compte. L'altimétrie ne peut donner la hauteur des vagues heure par heure, sauf à disposer d'un très grand nombre de satellites. Elles sont utilisées en temps quasi-réel  (ente 3 et 48h) pour la validation et l'assimilation des modèles météorologiques (notamment Météo-France ou ECMWF). Par comparaison des observations in-situ et des sorties de modèles (avec ou sans assimilation de données altimétriques), il a été démontré que l'assimilation d'un nombre important de données altimétriques permet de se rapprocher d'autant des conditions réelles. De plus, avec plus de 15 années de données altimétriques, des statistiques sur les hauteurs de vagues et les vitesses de vents, ainsi que des variations saisonnières à interannuelles peuvent être utilisées pour l'océan global ou des zones régionales.

L'étude des cyclones à l'aide de l'altimétrie ne se limite pas seulement à la mesure de la hauteur des vagues, de la vitesse du vent ou de l'assimilation de ces données dans les modèles. Les anomalies de hauteur de mer issues de l'altimétrie permettent également d'identifier les zones chaudes où ces tempêtes s'intensifient.

Une autre application de l'altimétrie concerne les phénomènes atmosphériques.  La bi-fréquence des instruments altimètres est utilisée pour la détermination du taux de pluie sur l'océan global, là où les stations métérologiques sont plutôt rares.

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